GESTION DU SERVICE PUBLIC DE L'EAU POTABLE ET DE L'ASSAINISSEMENT EN ALGERIE

Mekki Messahel, Mohamed Said BENHAFID

Résumé


Résumé :
Le secteur de l'eau en Algérie a connu depuis 1962, une évolution remarquable en matière
d'investissements particulièrement depuis 1970, année de création du Secrétariat d'Etat à l'Hydraulique.
Cependant la gestion du secteur a subi des restructurations successives qui n'ont pas permis de mettre en
place une organisation de gestion efficace avec des objectifs clairs.
En 1970, la création de la SONADE (organisme à caractère industriel et commercial), équivalent à la
S O N AL GAZ pour l'énergie qui avait le monopole de la production et de la distribution de l'eau en
Algérie n'a pu réellement prendre en charge la totalité de l'activité pendant toute sa période d'existence
de 1970 à 1983 et cela par une remise en cause de ses missions et une déstabilisation de son schéma
organisationnel initialement prévu.
En 1983, une deuxième restructuration de l'activité a abouti à la création de 13 entreprises régionales
ayant en charge dans leurs zones géographiques respectives, les mêmes missions que la SONADE lors
de sa création. Cette restructuration était destinée à recadrer l'activité du secteur et à opérer une reprise
directe pat l'état. Comme pour la restructuration de 1970, la nouvelle organisation sera encore remise en
cause.
C'est ainsi qu'en 1987, on décide un partage des compétences, en matière de gestion de l'eau potable,
entre 1'Etat et les collectivités locales.
En 1997, le gouvernement décida une nouvelle organisation à la lumière des nouvelles dispositions du
code des eaux amendé en 1996 et de la nouvelle politique de l'eau adoptée en 1996 après les assises
Nationales de l'eau tenues en 1995.
Aujourd'hui le service public de l'eau potable est assuré par 34 établissements de l'eau (9 établissements
régionaux, 25 établissements de Wilaya) et géré dans 40 % des communes représentant 57 % de la
population totale et 71 % de la population agglomérée, le reste des communes assure son propre service
public, en général par une gestion directe.
Au niveau des établissements de l'eau, les coûts d'entretien et d'assainissement sont couverts par le tarif
de consommation d'eau sciait les décrets 85-267 du 29/10/85, 96-301 du 15/09/96 et 98-156 du 16/05/98,
le tarif de l'assainissement correspond à 20 % de la facture d'eau potable.
La nouvelle politique de l'eau de 1996 avait été adoptée pour remédier à la situation, mais
malheureusement en dehors de quelques décisions sans doute importantes ( amendement du code des
eaux pour étendre la concession du service public de l'eau au secteur privé) le secteur de l'eau n'a pas
connu d'amélioration notable et le service public de l'eau potable et de l'assainissement n'est pas encore
fiable (quantité d'eau insuffisante, qualité d'eau non satisfaisante, stations d'épurations à l'arrêt.. )


Abstract :
The sector of water in Algeria knew since 1962, a remarkable evolution as regards investments
particularly since 1970, year of creation of the Secretariat of State to Hydraulics. However the
management of the sector underwent successive reorganizations, which did not make it possible to
set up an effective organization of management with clear objectives.
In 1970, the creation of the SONADE (organization related to commercial and industrial),
equivalent with the SONELGAZ for the energy which had the monopoly of the production and the
distribution of water in Algeria really could deal with the totality of the activity for all its period of
existence of 1970 to 1983 and that by a questioning of its missions and a destabilization of its
organisational diagram initially envisaged.
In 1983, a second reorganization of the activity led to the creation of 13 regional companies having
in load in their respective geographical areas, the same missions as the SONADE during its
creation. This reorganization was intended for recadrer the activity of the sector and to operate a
direct recovery by the state. As for the reorganization of 1970, the new organization will be still
called into question.
Thus in 1987, one decides a division of competences, as regards management of drinking water,
between the State arid the local communities.
In 1997, the government decided a new organization in the light of' the new provisions of the code
of water amended in 1996 and new policy of the water adopted in 1996 after National's bases of
water held in1995.
Today the public utility of drinking water is ensured by 34 establishments of water (9 regional
establishments, 25 establishments of Wilaya) and is managed in 40 % of common representing 57
% of the total population and 71 % of the agglomerated population, the remainder of the communes
ensures its own public utility, in general by a direct management.
On the level of the establishments of water, the cleansing and maintenance costs are covered by the
tariff of water consumption according to decrees' 85-267 of the 29/10/85, 96-301 of the 15/09/96
and 98-156 of the 16/05/98, the tariff of the cleansing corresponds to 20 % of the drinking water
invoice.
The new policy of the water of 1996 had been adopted to cure the situation, but unfortunately
apart from some decisions undoubtedly significant (amendment of the code of water to extend the
concession of t h e public utility of water to the private sector) the sector of water did not know
notable improvement and the public utility of drinking water and cleansing is not yet reliable
(quantity of insufficient water, quality of no satisfactory water, stations of purifications to the
stop).

Texte intégral :

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